Négociation ratée entre le gouvernement et le SLECG : Aboubacar Soumah exige la libération des enseignants arrêtés samedi dernier

La rencontre entre le gouvernement et le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée n’a finalement pas trouvé d’issue à la grève déclenchée le 9 janvier dernier. C’est ce qui ressort d’un entretien téléphonique que notre rédaction a eu avec le chargé de communication du SLECG, Adrien GBamy.

Cette entrevue a eu lieu ce lundi, 13 janvier 2020, dans les locaux de la fonction publique, en présence des ministres du budget, de la fonction publique, de l’éducation nationale et de l’inspecteur du travail. Aboubacar Soumah accompagné des membres du syndicat et de l’USTG ont exposé leurs préoccupations.

Au-delà des deux points de revendication, le SLECG a posé le cas des syndicalistes arrêtés, samedi dernier comme préalable aux négociations. « Nous avons exposé le cas de nos camarades arrêtés samedi de façon injuste et arbitraire, parce que c’est notre pleine préoccupation. Nous avons dit que nous étions prêts à négocier, mais acceptez d’abord de libérer nos camarades qui sont maintenant devant les tribunaux. Parce qu’on ne peut s’asseoir pour négocier, et laisser nos camarades en prison », a expliqué Adrien Gbamy, chargé de communication du SLECG.

Après l’exposé de ce problème, la délégation gouvernementale aurait demandé à se retirer cinq (5) minutes de la salle. Toutefois, nous confie M. GBamy, à leur retour, la réponse était sans équivoque. « Ce point n’était pas au rendez-vous. Ils ont dit qu’ils ne peuvent pas s’immiscer dans les affaires juridiques et que le dossier est déjà parti très loin. Ils vont essayer de voir qu’est-ce qu’il y a lieu de faire. Mais en attendant, ils ont de demander de surseoir au mot d’ordre de grève, pour continuer à dialoguer », rapporte-t-il.

Une option que le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, a écartée, estimant qu’il n’est pas question d’un quelconque dialogue sans la libération de leurs camarades. « Nos amis ont été déférés à la maison centrale. D’ailleurs, y compris certains sont membres de la commission censée négocier avec le gouvernement. Donc, on ne peut pas négocier et laisser nos camarades injustement arrêtés croupir en prison », martèle Adrien Gbamy.

« Ils ont dit qu’ils allaient nous donner rendez-vous pour un autre jour, et voir qu’est-ce qu’il y a lieu de faire pour sortir de cette crise », a-t-il conclu sa relation des faits.

Mariama Barry

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.