Portos et Amara Mansa du SLECG, arrêtés, cet après-midi : Menottés et cagoulés, les deux syndicalistes passeront la nuit à la maison centrale

Au sortir du début des négociations avec le gouvernement, ce lundi, 13 janvier 2020, deux responsables du SLECG ont été arrêtés par des agents des services de sécurité. Alors que certains séjournent déjà du côté de la maison centrale, Adrien Gbamy, porte-parole du SLECG, dit ignorer les raisons de cette arrestation. S’inquiétant pour leur sécurité.

D’après les explications fournies à notre reporter par le porte-parole du SLECG, c’est au sortir des négociations au ministère de la fonction que le syndicaliste Amara Mansa Doumbouya, membre de la cellule de communication de ladite structure, s’est proposé de rentrer avec son camarade Portos, d’ailleurs 2ème secrétaire général du SLECG.

C’est au niveau du marché Niger, au centre-ville de Kaloum, que leur arrestation s’est opérée. « Une pick-up de la police est venue percuter leur engin, et ils sont tombés. Les policiers cagoulés sont descendus pour menotter Amara Mansa Doumbouya. Ils les ont cagoulés et embarqués dans leur pick-up pour les amener dans un endroit inconnu », raconte le syndicaliste.

D’après Adrien Gbamy, ce n’est qu’après une (1) heure, que les deux se sont retrouvés au commissariat de Bonfi où leurs cagoules ont été retirées. Peu de temps après, les deux ont été conduits au tribunal première instance de Mafanco.
« Nous avons joint Me Salifou Béavogui qui a dépêché un collectif d’avocats au tribunal. Mais malheureusement, nos camarades ont été conduits à la maison centrale », déplore-t-il.

Par ailleurs, le porte-parole du SLECG dit ignorer les raisons de cette arrestation, et affirme craindre d’ailleurs pour la sécurité des enseignants. « On ne sait pas pourquoi ils ont été arrêtés. Nous sommes très surpris de voir d’autres collègues arrêtés à quelques mètres de la fonction publique où se tenaient les négociations. Là où je vous parle, nous ne sommes pas en sécurité », dit-il.

A rappeler que plusieurs enseignants avaient été arrêtés, samedi dernier, et conduits à la maison centrale. Le SLECG a d’ailleurs fait, ce lundi matin, de leur libération le préalable à toute négociation avec le gouvernement. Ce dernier vient donc de durcir le ton contre les syndicalistes.

Mariama Barry

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