Recettes pétrolières : L’Etat guinéen empoche 70 milliards GNF par an…

Le ministre en charge des hydrocarbures a défendu le bilan de son département face à la presse, ce vendredi, 17 janvier 2020, dans un réceptif hôtelier de la place.

L’occasion pour Diakaria Koulibaly de revenir sur les difficultés auxquelles est confronté son secteur depuis quelques années.

Selon lui : « Avant l’indépendance, le prix du carburant n’était ni administré ni homologué, chacune des sociétés fixant son prix dans un esprit concurrentiel », a-t-il fait savoir.

Les difficultés de ce secteur, a-t-il tenu à dire, qui sont antérieures à l’avènement de la 3ème République, en 2010. « L’instabilité de l’approvisionnement du pays en carburant avec ses désagréments pour les consommateurs qui achetaient par endroits pour cause de pénuries ou de ruptures récurrentes ; le litre du carburant au double voire au triple du prix officiel à la pompe ; le besoin d’optimisation de la structure des prix de produits pétroliers ; la faible capacité de stockage des produits pétroliers ; le prix élevé de vente du gaz butane et hors portée du revenu des ménages ; le retard dans les activités de recherche pétrolière ;… », a-t-il énuméré.

A en croire Diakariou Koulibaly, plusieurs réformes ont été initiées, pour la résorption de ces difficultés.

Citant entre autres : « La stabilisation et la sécurisation de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers ; la réduction de la teneur en soufre qui vise à préserver la santé publique ; l’environnement ainsi que les conditions mécaniques des engins motorisés ; la structure des produits pétroliers a été revisitée ; les lignes les moins pertinentes élaguées, d’autres redressées au profit de l’État, permettant ainsi de bénéficier des recettes pétrolières d’environ 70 milliards de GNF par an », annonce le ministre des hydrocarbures.

Diakaria Koulibaly ne passe pas sous silence « l’achèvement des travaux de construction du dépôt de Coronthie ». La mise en place de ce nouveau dépôt a permis, dit-il, d’accroître la capacité de stockage du pays en gasoil, passant de 45 000 m3 à 76 000 m3, et de faire face aux besoins énergétiques croissants du secteur minier.

Marliatou Sall

Les commentaires sont fermés.