Saïkou Yaya de l’UFR s’inquiète : « Si on ne se lève pas…, nous allons tout droit vers la guerre civile »

À la place du président de l’UFR, Sidya Touré qui est en convalescence, dit-on, suite à son entorse au bras, c’est Bakary Goyo Zoumanigui, l’un des vice-présidents du l’Union des forces républicaines (UFR), qui a présidé l’assemblée générale hebdomadaire de ce samedi, 18 janvier 2020.

Le plus loquace du jour a été le député Saïkou Yaya Barry. Le secrétaire exécutif de l’UFR n’y est pas allé du dos de la cuillère pour condamner les pillages dont ont été victimes des commerçants à Kankan, ainsi que le vandalisme subi par le siège local de l’UFDG.

Ce député a qualifié de ‘’délinquant’’ le préfet de Kankan, Aziz Diop. S’en prenant également aux ‘’relégués de Conté’’ comme Barboza Soumah, le préfet de Coyah. « Alpha Condé a recyclé les plus nuisibles du système Conté pour les mettre au sommet de l’État », s’est-il désolé.

Le secrétaire exécutif de l’UFR est pourtant convaincu que : « On est obligés de vivre ensemble, car, aucune ethnie ne peut sortir l’autre de ce pays. Quelques personnes ne peuvent pas venir nous diviser, alors qu’elles ne maitrisant même pas comment nous existons en Guinée », a-t-il marqué.

Dans la foulée, Saïkou Yaya Barry prévient que les attaques qui ont visé des ressortissants et commerçants originaires du Foutah en 2010 et récemment à Kankan, auraient pu s’étendre aux autres villes de la Haute Guinée. « Mais, ça n’a pas été le cas, parce que les gens de Kankan, sont des religieux. L’islam est entré dans cette ville il y a très longtemps. Des liens séculaires existent dans les familles et dans les régions », a-t-il rappelé

« Mais des vendus délinquants, à qui on a donné ce pouvoir, qui n’ont pas de passé, qui ne connaissent pas l’histoire de notre pays, qui ne connaissent pas les liens séculaires qui ont existé entre les parents des différentes régions naturelles, sont en train de semer la terreur et la division entre les Guinéens. Il faut qu’on se lève contre ça », exhorte ce responsable de l’UFR.

Il regrette que l’héritage des arrière-grands-parents, depuis des siècles, dit-il, soient en train d’être détruits, par quelques personnes. « Si on ne se lève pas pour barrer la route à ces gens-là, nous allons tout droit vers la guerre civile. Que Dieu nous en garde », implore Saïkou Yaya Barry, secrétaire exécutif de l’UFR.

Mamadou Yaya Barry

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