Urgent/Négociations salariales : Le Gouvernement accorde plus de 21 milliards aux enseignants, payables par zone et par mois…

Comme annoncé précédemment, les syndicats de l’éducation nationale et le gouvernement guinéen viennent de trouver un accord dit de sortie de crise dans le système éducatif guinéen, tant perturbé par la grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée dirigé par le camarade Aboubacar Soumah.

Pendant deux jours, lundi et mardi, le SLECG dirigé par Kadiatou Bah, le SNE, le SNESUARS, la FSPE et les syndicalistes exclus du SLECG version Aboubacar Soumah ont discuté et fini par trouver un accord.

Après cette large discussion, c’est l’Inspecteur général du travail, Dr Alia Camara, qui a fait lecture du document signé par les différentes parties à la négociation.

Dans le protocole d’accord signé le 10 janvier 2019, l’opération d’assainissement du fichier des enseignants a été exécutée, selon Dr Alia Camara, en collaboration avec les représentants du SLECG et de l’USTG. Les résultats obtenus se chiffrent, poursuit-il, à : « 14 milliards 528 millions 062 mille 790 francs guinéens », a précisé l’Inspecteur général du Travail.

Il regrette toutefois que le montant issu des salaires payés aux fictifs et destinés à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants normaux, n’ait pas permis d’attendre l’objectif visé.

Mais, ajoute-t-il, le gouvernement a décidé d’apporter un complément financier en accordant une prime d’incitation par enseignant en situation de classe, en fonction de leur lieu d’affectation. « Cet apport financier se chiffre à 6 milliards 740 millions 137 milles 202 francs guinéens par mois. Ce qui fait un mont total de 21 milliards 268 millions 200 mille francs guinéens, à repartir entre les enseignants en situation de classe qui préparent un cours et procèdent à l’évaluation des apprentissages, payables par trimestre », souligne l’Inspecteur général du travail.

Dr Alia Camara a ensuite donné des explications par zone. « Zone spéciale Conakry : 450 milles francs par mois par enseignant ; chef-lieu de région administrative : 600 mille par mois ; chef-lieu de préfecture 750 mille par mois ; sous-préfecture : un (1) million par mois ; districts et villages : un (1) million 300 mille par mois ».

Au moment où nous écrivions ce papier, les deux parties étaient en train de discuter du payement par trimestre.

Le Syndicat a exigé que ces primes par zone, soient payées mensuellement et non trimestriellement comme l’a décidé le gouvernement. Au final, le gouvernement a cédé sur cet aspect. Conséquence : les primées annoncées plus haut seront donc payées par mois aux enseignants selon leurs zones de fonction.

Nous y reviendrons !

Amadou Tidiane Diallo

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