Vers un accord gouvernement-SLECG sans Aboubacar Soumah ? : « Les négociations vont bon train », savoure Oumar Tounkara

Ce lundi, le ministère de la fonction publique a abrité un round de négociations entre le gouvernement et les syndicalistes, sans les signataires de l’accord du 10 janvier 2019, en l’occurrence, plus précisément Aboubacar Soumah. Des négociations autour de la revendication de huit (8) millions de francs guinéens. On notait la présence de la FSPE, du SNE, du SLECG version Kadiatou Bah et les sieurs Oumar Tounkara et Mohamed Bangoura, tous deux exclus du SLECG d’Aboubacar Soumah, mais se réclamant encore de cette structure syndicale.

Après plusieurs heures de débats, les structures syndicales et le gouvernement sont convenus de revenir ce mardi. En vue de finaliser le point 2 du protocole d’accord du 10 janvier 2019.

Oumar Tounkara qui dit représenter le SLECG version Aboubacar Soumah, est revenu sur le respect de l’engagement que le président de la République a pris ‘’devant tous les Guinéens’’ lors de son adresse de la nation, le 31 décembre 2019. Un engagement présidentiel portant sur la revalorisation des primes et le reversement des points issus du recensement de ce montant au compte des enseignants en activité.

« Peut-être qu’on discutera du recrutement des enseignants contractuels. Parce qu’il y a un besoin criard d’enseignants au niveau du pays », reconnait M. Tounkara.

Qui poursuit en ces termes : « Pour les huit millions, il faut être respectueux des engagements. Dans le protocole signé, on ne parle pas de façon explicite de huit millions. On a dit revalorisation des primes et reversement des montants générés par le recensement aux enseignants en activité. Et sur ça, les négociations vont bon train », clame l’ex-secrétaire général adjoint du SLECG version Aboubacar Soumah.

Présent lors de cette journée de négociations, le porte-parole du Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur (SENASIR) est, lui aussi, satisfait de la rencontre. « Pour aujourd’hui, on n’a pas beaucoup de choses à dire. Seulement, on peut dire que les négociations ont évolué. Et demain, nous comptons nous retrouver ici pour la finalisation. La rencontre porte sur l’acquis obtenu du recensement, mais aussi il y a un mémorandum qui a été déposé. Nous sommes en train de discuter autour de ça pour voir exactement ce que ça peut donner comme résultat », explique Lansana Yansané.

Reste à savoir si ces négociations vont aboutir à un accord, en l’absence des principaux signataires du protocole d’accord du 10 janvier 2019.

Amadou Tidiane Diallo

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