Gel des salaires des enseignants : L’autre front sur lequel Aboubacar Soumah compte se battre de toutes ses forces

En cette fin du mois de janvier, jalonnée par a grève du SLECG d’Aboubacar Soumah, de nombreux enseignants se sont lamentés. Certains d’entre eux qui suivent le mot d’ordre de cette branche du Syndicat libre de enseignants et chercheurs de Guinée sont pris d’une peur panique en ce qui concerne un risque de gel de leur salaire échu.

L’assemblée générale extraordinaire du SLECG, d’avant-hier, jeudi a été l’occasion pour Aboubacar Soumah de tenter de rassurer les enseignants sur la disponibilité de leurs salaires.

Menaçant par ailleurs de poursuivre en justice ‘’toute autorité’’ qui détournerait le salaire d’un enseignant.

Dans la foulée, des enseignants ont confié être désormais immunisés contre le gel de leurs salaires, une stratégie à laquelle le gouvernement a déjà fait recours lors de la grève de fin 2018.

Même si des inquiétudes se faisaient sentir suite à la rumeur faisant état du gel des salaires. D’où la sortie d’Aboubacar Soumah visant à rassurer les enseignants qui ont accepté d’observer le mot d’ordre de la grève déclenchée par sa structure.

« Je constate que le salaire n’est pas gelé, puisque sur le bulletin de paie, la nullité n’est pas exprimée. Cela veut dire que le salaire est seulement déviré et transféré au niveau des structures centrales et déconcentrées de l’administration scolaire, c’est-à-dire au niveau des DPE et DCE. Donc, soyons très vigilants. Nos salaires ne sont pas gelés », tente d’apaiser ses syndiqués.

Toutefois, Aboubacar Soumah est monté au créneau : « Si un DPE, un DC, un chargé des affaires financières à quelque niveau que ce soit, au niveau de l’administration scolaire, se hasarde à détourner le salaire d’un enseignant, quel que soit le nombre de mois qui sera gelé, cette autorité va répondre devant les enseignants. Même si c’est un seul franc qui est défalqué dans le salaire d’un enseignant, cette autorité-là crachera ce franc-là », a menacé le secrétaire général du SLECG.

A rappeler que cette mise en garde faite par Aboubacar Soumah est consécutive à la signature d’un protocole d’accord dont la négociation a eu lieu en l’absence de ce leader du SLECG et de ses représentants dument mandatés.

Conséquence, Aboubacar Soumah et son équipe rejettent cette entente qui accorde aux enseignants des primes variant de 450 mille à 1 million 300 mille francs guinéens. Loin donc des millions de salaire de basse exigé depuis plus d’une année par le SLECG d’Aboubacar Soumah.

Mariama Barry

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