Lycée Kipé : Les cours plus perturbés par le FNDC que par la grève du SLECG, jure le proviseur

Malgré l’accord trouvé entre le gouvernement et certaines structures syndicales de l’éducation, le samedi dernier, le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a invité ses camarades enseignants à continuer à observer la grève qu’ils ont déclenchée, le 9 janvier dernier. La principale revendication de cette grève étant les huit (8) millions de francs guinéens de salaire de base réclamés par sa structure depuis 2018.

Ce lundi, 03 février 2020, notre reporter est allé faire le constat du côté du Lycée Kipé, dans la commune de Ratoma.

Interrogé par notre reporter, le proviseur du Lycée Kipé, Balla Diarra, a fait savoir que les cours se ‘’déroulaient bien’’ au sein de son école.

Selon lui, 85% des enseignants viennent enseigner. « … Le lycée Kipé n’a même pas connu un jour de grève. Dans la mesure où depuis le 9 janvier, jour du déclenchement de cette grève, il n’y a jamais eu de perturbations. Ici, on a toujours eu au moins les 85% d’enseignants présents. Et en élèves, c’est seulement les jours où le FNDC organise ses manifestations que les enfants hésitent à venir à l’école. Et vous verrez que toutes les classes sont remplies. Nous sommes à la dernière semaine d’évaluation au compte du premier semestre », s’est targué M. Diarra.

Tenant à prouver que le mot d’ordre du SLECG ne passe pas dans son école, le proviseur du Lycée Kipé enchaine : « Sur 49 chargés de cours, les 46 viennent régulièrement, et les trois autres professeurs qui sont issus du SLECG ne viennent pas », a-t-il précisé. D’ailleurs, prévient ce chef d’établissement, il y a un plan B pour remplacer les enseignants absents.

S’agissant de l’accord trouvé la semaine dernière entre le gouvernement et certaines structures syndicales de l’éducation, le proviseur du Lycée Kipé s’en réjouit. « L’augmentation est très bonne. On lève le chapeau au gouvernement », a-t-il salué les primes allant de 450 mille à 1 million 300 mille, accordées aux enseignants selon leur zone d’affectation.

Tamba Facinet Tolno, professeur d’économie estime, lui, tente de sensibiliser les enseignants. « Nous sommes-là, parce qu’on a le souci des études des élèves. Les grèves à répétition détruisent l’éducation guinéenne. Il faut penser à l’avenir des enfants. Donc, tout enseignant soucieux de cet avenir doit répondre à l’appel du gouvernement en pensant à la formation des enfants », en appelle-t-il, en dernier ressort.

Marliatou Sall

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.