Soutien au SLECG d’Aboubacar Soumah : Plus de dix structures syndicales menacent de déclencher une grève illimitée

L’Union syndicale des travailleurs de Guinée (USTG, réunissant banques, assurances et autres, ndlr), étaient, ce mercredi, 5 février, en conclave avec toutes les centrales syndicales nationales guinéennes affiliées à elle. Il s’agit de l’ONSLG, l’UGTG, la COSATREG, la CGTG, la CGSL, l’UDTG, le SIFOG, l’UNTG, la CGFOG et la CONASYG.

Toutes étaient réunies au siège de l’USTG, à Kaloum, cet après-midi, pour marquer leur soutien à la grève du SLECG version Aboubacar Soumah. Ils invitent le gouvernement à appeler les signataires du protocole d’accord du 10 janvier 2019, à la table de négociation. Il s’agit entre autres du SLECG de Soumah et de l’USTG d’Abdoulaye Sow.

C’est à travers une déclaration publique que les centrales syndicales affiliées à l’USTG, ont dénoncé le comportement des autorités en charge de l’éducation nationale, qui ont réuni autour de la table de négociation, les non-signataires du protocole d’accord du 10 janvier 2019, sur la question des 8 millions de salaire de base réclamés par le SLECG d’Aboubacar Soumah.

Elles « dénoncent et condamnent l’attitude déstabilisatrice du gouvernement dans la gestion du dialogue social et la justice ; privilégient et exigent des négociations avec les signataires du protocole du 10 janvier 2019 ; condamnent l’attitude irresponsable des autorités de l’éducation dans la gestion de la crise au sein du système éducatif guinéen matérialisée par les propos désobligeants tenus par le Ministre du MENA à Boké ; rappellent que toute prime, quelle que soit sa valeur ; reste temporaire, facultative et ne constitue qu’un accessoire de salaire et non une valorisation du salaire indiciaire », enchaîne avec amertume le secrétaire général de la COSATREG Elhadj Yamoussa Touré, qui a lu ladite déclaration.

Poursuivant dans la même déclaration, les syndicalistes décident de reprendre les négociations au besoin, et exigent du gouvernement : « La reprise immédiate et sans conditions des négociations avec les signataires dudit protocole ; le maintien du mot d’ordre de grève sur toute l’étendue du territoire national en attendant un aboutissement heureux ; l’arrêt immédiat du gel des salaires des enseignants pour faits de grève », martèlent l’USTG et ses affiliés.

Faute de quoi, « les centrales syndicales nationales guinéennes solidaires se réservent le droit d’user de tous les moyens légaux pour faire valoir le droit syndical ; entre autres une grève générale et illimitée sur toute l’étendue du territoire national », ont conclu ces structures syndicales amenées par l’USTG.

Amadou Tidiane Diallo

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