Manif FNDC du 12 février : « Aujourd’hui, c’est en quelque sorte une ‘’ville morte’’ », constate le président de la PJDD

Très tôt ce matin, sur l’autoroute Le prince, c’est un dispositif sécuritaire impressionnant qui dominait le constat fait par notre reporter. C’est le premier jour de la reprise des manifestations du FNDC, après la trêve que le Front national pour la défense de la constitution avait observée à la demande des religieux.

Le long de cet axe routier qui s’étend de Hamdallaye à Kagbelen, chaque carrefour est occupé par un minimum de trois pick-up remplis des d’agents prêts à entrer en action. Les boutiques et magasins restent fermés et la circulation quasi-paralysée.

Au carrefour Bambéto, par exemple, le constat de notre reporter ne signalait aucun incident jusqu’à 11h.

Un constat que confirme d’ailleurs Ibrahima Aminata Diallo, président de la Plateforme des jeunes de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD).

« Très tôt le matin, j’ai fait le tour du rond-point de Bambéto, à Cosa, en descendant vers la Tannerie et j’ai continué vers l’aéroport. Mais, le constat est que c’est toujours sur la zone de l’axe que la circulation est quasi-inexistante. Du côté de l’autoroute, certes aujourd’hui est un jour ouvrable, mais la circulation est fluide et quelques boutiques sont ouvertes par endroits », a confié le président de la PJDD, rencontré au carrefour de Bambéto.

Ibrahima Aminata Diallo a même fait une révélation à notre reporter : « Nous savons que le pouvoir a passé toute la nuit (de mardi à mercredi, ndlr) à distribuer de l’argent dans les quartiers situés le long de l’autoroute Fidel Castro (qui traverse Conakry, d’un bout à l’autre de la ville, ndlr). Mais, cela n’empêche, aujourd’hui, c’est en quelque sorte une ‘’ville morte’’. La journée n’est pas encore finie », dit-il.

Mamadou Alimou Barry

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