Coup de semonce de l’UE : Bah Oury n’exclut pas des « sanctions ciblées et une suspension de l’aide »

La crise autour du projet de la nouvelle constitution en Guinée, semble préoccuper certains pays occidentaux. Après les Etats-Unis, la semaine dernière, hier jeudi, 13 février, l’Union européenne s’en est vivement inquiétée, à travers son parlement réuni à Strasbourg, en France.

L’UE a ainsi invité Pr Alpha Condé à respecter l’article 27 de l’actuelle constitution guinéenne, qui limite à deux le nombre de mandats présidentiels en Guinée.

Joint au téléphone, ce vendredi, 14 février 2020, par notre rédaction, le président de l’Union pour la démocratie et le développement (UDD), a salué cette déclaration du parlement européen.

« Cette déclaration invitant le président Alpha Condé à respecter la constitution guinéenne, est une excellente chose. Parce que, c’est la reconnaissance du combat que mènent les démocrates guinéens et leurs amis de par le monde, pour qu’en Guinée, il puisse y avoir une alternance démocratique apaisée », commente Bah Oury.

Plus loin, l’ancien vice-président de l’UFDG enchérit : « C’est une bonne chose que le parlement européen se soit exprimé de manière nette et claire, pour demander le respect des règles constitutionnelles en vigueur dans notre pays », s’est-il réjoui.

Estimant que cela prouve que le monde européen est, croit-il savoir, inquiet de l’évolution de la situation politique dans notre pays. « Il s’inquiète des répercussions que cela peut avoir sur la stabilité de la Guinée et de la sous-région », mentionne-t-il.

À la question de savoir si l’implication de l’Union européenne pourrait aboutir à une issue favorable, le président de l’UDD tempère : « La déclaration, c’est le premier pas pour indiquer que si la situation persiste à évoluer dans le mauvais sens, le parlement européen va demander au conseil exécutif de ladite union de prendre des sanctions ciblées contre notre pays… », a prévenu l’opposant guinéen.

Poursuivant, Bah Oury rappelle que c’est une décision très importante que le gouvernement guinéen devrait, conseille-t-il, prendre avec ‘’beaucoup plus de sérieux’’.

Parce que, précise-t-il, des sanctions ciblées, risquent d’entrainer une suspension de l’aide européenne. « Il va de soi que ça va être une situation très difficile financièrement et politiquement pour le régime de M. Alpha Condé », a martelé le président de l’UDD.

Marliatou Sall

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