Mines: La Guinée classée meilleure destination pour les investissements miniers en Afrique

1) Classement de la Guinée

Selon le dernier rapport de l’Institut Fraser pour l’année 2019 publié le 25 février 2020, la République de Guinée est le pays africain le plus attractif pour les investissements miniers.

Au niveau mondial, le rapport classe la Guinée comme la 20e de juridiction la plus attractive au monde alors que le pays a été classé à la 103e place en 2015, soit un gain de 83 places. En 2015, la Guinée était classée parmi les 10 pays les moins attractifs au monde.
Selon le rapport de 2019 basé sur les résultats d’une enquête de référence auprès de dirigeants du secteur minier au niveau mondial, les 10 destinations minières les plus attractives sont respectivement l’Australie de l’ouest, la Finlande, le Nevada (Etats-Unis), l’Alaska (Etats-Unis), le Portugal, l’Australie du Sud, la République d’Irlande, l’Idaho (Etats-Unis), l’Arizona (Etats-Unis) et la Suède. Les 10 juridictions les moins attractives sont respectivement la Tanzanie, le Chubut (Argentine), le Guatemala, la République Dominicaine, la Zambie, le Venezuela, la République Démocratique du Congo (RDC), le Mali et le Nicaragua.

Index d’attractivité des investissements en Afrique
Index d’attractivité des investissements dans le monde

2) Le classement de la Guinée est le fruit d’efforts fournis depuis 2010

Au cours des dix dernières années, sous le leadership du Chef de l’Etat, le Pr. Alpha Condé, la Guinée a engagé de profondes réformes dans secteur minier pour le rendre plus attractif et mieux répondre aux enjeux de développement du pays. Les réformes réalisées ont notamment porté sur le cadre législatif et règlementaire, le cadre institutionnel, la gouvernance et l’équilibre de partage des bénéfices entre les parties prenantes.

Ainsi, un Code minier incitatif et moderne a été adopté en 2011. Amendé en 2013, ce Code intègre d’importantes innovations inspirées des meilleures pratiques internationales, notamment la promotion de la transparence et de la lutte contre la corruption. Une politique de mutualisation des infrastructures auxiliaires aux mines (chemin de fer et port) adoptée en 2014, avec un Schéma Directeur des Infrastructures Annexes aux Mines (SDIAM) (actualisé en 2018), contribue, entre autres, à réduire le coût des investissements et d’exploitation des projets miniers. Un Guichet Unique a été mis en place en 2016 en vue de faciliter et d’accélérer les procédures administratives d’obtention des permis et autorisations des projets miniers intégrés, réduisant ainsi les délais et les coûts des projets miniers. Le cadastre minier modernisé en 2016, disponible en ligne, a permis de passer d’un système cadastral opaque et inefficace pour les investisseurs, à un système parmi les plus modernes au monde. La Guinée a obtenu en 2014 le statut de conformité à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) et toutes les conventions signées avec les sociétés minières sont désormais publiées sur Internet.

Les réformes ont permis à la Guinée d’améliorer significativement le cadre d’investissement dans le secteur minier et de se positionner comme l’une des principales destinations d’intérêt pour les investisseurs de l’industrie minière mondiale.

3) L’attractivité est déjà notable par le niveau d’investissement sans précédent

Le niveau d’engagement des sociétés minières en Guinée depuis 2016 est à 13 milliards de dollars américains, avec près 5 milliards déjà investis. Le niveau d’engagement devrait dépasser les 25 milliards de dollars avec les projets de fer. Une tendance qui devrait permettre au secteur minier de contribuer plus et mieux à l’économie nationale et à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la création d’emplois, la construction d’infrastructures et la redistribution des bénéfices liés à l’activité minière (FODEL/ANAFIC).

4) L’Institut Fraser

L’institut Fraser est une organisation non-gouvernementale Canadienne indépendante fondée en 1974, qui mène chaque année, des enquêtes devenues une référence, auprès des dirigeants de sociétés minières à travers le monde afin d’évaluer leur perception des politiques publiques pouvant affecter l’attractivité des investissements miniers dans une juridiction.

L’étude menée par l’institut en 2019 prend en compte à la fois la perception du potentiel minier, du régime fiscal, du cadre règlementaire ainsi que les délais dans la délivrance des permis. Elle est basée sur 263 réponses couvrant 76 juridictions.

Pour plus d’information visitez https://www.fraserinstitute.org/categories/mining

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