Travaux publics : ‘’L’audace d’agir’’, est-ce désormais un crime en Guinée ?

Le ministre des Travaux publics, Moustapha Naïté, fait face à des bourrasques de critiques, prétendument liées au mauvais état des routes du pays.

En tant responsable du département en charge des infrastructures routières, il est compréhensible qu’il soit sur le gril des citoyens dont le souci est de pouvoir pratiquer des routes avenantes.

Mortifère débat de personne…
Mais, le trouble dans les faisceaux de croupières taillées contre Moustapha Naïté, c’est qu’il s’en trouve des Guinéens dont les critiques côtoient le déni de toute action positive de l’homme, depuis un peu plus d’une année qu’il officie aux travaux publics.

Plus mortifère est le virage à 180%, pris par ces critiques pour se transformer en un oiseux débat de personne. Y compris, et davantage d’ailleurs depuis l’éboulement d’un pan d’une colline à la hauteur du pont Kaka.

Bien préjudiciable à tous les Guinéens qui souffrent des conséquences du blocus de Kaka, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une catastrophe naturelle. Un phénomène que nul ne souhaite, voire ne peut empêcher. Et dont nul ne devrait imputer la responsabilité au ministre des travaux publics.

Pourtant, Moustapha Naïté, dès les premières heures de son magistère de ministre des travaux publics, aura su vendre chèrement sa peau aux Guinéens.

Un ministre en pâture
Ainsi, à la nomination du gouvernement Kassory, il fut le tout premier des ministres de cette nouvelle équipe à avoir été jeté en pâture aux nombreux défis infrastructurels de ce pays. Comme dans un scénario digne d’une fiction hollywoodienne, des ponts s’étaient mis à céder à travers le pays, sous le poids conjugué de l’âge, du manque d’entretien et d’autres contingences.

Le cas du très stratégique et non moins névralgique pont de Linsan, sur la Nationale N°1, aura servi de révélateur de la stature d’homme d’action qu’est Moustapha Naïté. Alors que moult adversaires de l’homme, riaient sous cap ou à visage découvert, devant la quadrature du cercle qu’est la situation du pont de Linsan, en pleine saison pluvieuse, les équipes de Moustapha Naïté, avaient pu livrer, clé en mains, un ouvrage sorti de l’eau. Ce fut grâce, certes à une équipe d’ingénieurs déterminés. Mais c’est davantage la perspicacité, la poigne et ‘’l’audace d’agir’’ d’un Moustapha Naïté, dont la formation d’ingénieur de ponts et chaussées, et l’énergie physique débordante, ont ensuite été des levains pour relever le défi Linsan.

Où étaient ceux qui tirent aujourd’hui à bout portant sur l’homme, lorsque Moustapha Naïté était descendu de son piédestal ministériel, pour enfourcher une moto, et faire la navette d’un bout à l’autre, du périmètre cahoteux du pont de Linsan en chantier. Ou encore, pour aider les agents de sécurité débordés et submergés, à réguler la circulation sur la déviation ouverte afin de garantir un minimum de trafic.

Relevé avec tact, maitrise et sans triomphalisme, le défi du pont de Linsan, n’a sans doute été qu’une belle épreuve fortifiante pour l’actuel ministre des travaux publics qui, depuis, est toujours resté sur la brèche.

Conakry, ça peut circuler…
En effet, depuis une année, la voirie de Conakry s’est indéniablement mieux portée dans ses principaux axes. Et cela de Boulbinet au Km36 et Kagbelen.

Des tronçons de route en haute banlieue, comme Sonfonia-Kagbelen, réputés ‘’éternels chantiers’’, ont été parachevés sous l’impulsion de ce ministre. Des voies de la capitale pratiquement coupées ont été reconstruites. La corniche Tannerie-Kissosso, en est un exemple manifeste.

D’autres gueules cassées qu’étaient des tronçons routiers de Conakry, aujourd’hui restaurées, en font foi. Quid des nouvelles passerelles métalliques qui n’attendent que d’être ouvertes aux piétons sur les autoroutes Fidel Castro et Leprince ? No comment !

L’intérieur pays, en termes de voiries urbaines et de routes inter-préfectorales, trouve son compte dans le dynamisme du ministre Moustapha Naïté, qui porte à cœur le souci de faire réaliser, dans les règles de l’art, les nombreux chantiers ouverts par le président Alpha Condé.

A l’évidence, les exemples fusent de tous les coins et recoins du pays, en guise de réponse à administrer à ceux qui se sont fourvoyés dans un facétieux débat de personne, pour parler d’une problématique nationale qu’est le sujet du réseau routier guinéen.

Vers une bien belle embellie !
Moustapha Naïté en est conscient, et le chef de l’Etat compte sur son dévouement au travail pour apporter les réponses possibles aux défis du moment. En ce sens que le secteur budgétivore qu’est celui de la construction des routes, dépend fondamentalement de la mise à disposition des moyens financiers conséquents nécessaires à leur réalisation.

Les dés sont jetés, en vue d’une relance simultanée post-hivernage, de plusieurs chantiers ouverts à travers le pays. Au four et au moulin pour s’assurer de la bonne évolution de ces chantiers, Moustapha Naïté, malgré les commérages de bas étage, et les intrigues de cabinets et d’officines, est plus que jamais en phase avec l’ambition du président Alpha Condé et de son Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana, d’offrir des routes de plus en plus praticables à leurs concitoyens.

Homme de terrain, plus prompt à affronter les aspérités de nos routes qu’à se goberger dans son bureau ministériel pourtant douillet, Moustapha Naïté n’est pas homme à répondre ni à céder aux parlottes capricieuses de salon et autres débats de caniveaux. Autant rester scotché à ton travail !

Mamadou Saliou Barry, un citoyen épris de vérité

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