Y-a-t-il deux FNDC en France ? : « Nous travaillons sous la dénomination des Forces vives FNDC France », tranche Marie-Madeleine Dioubaté

Depuis un certain temps, des informations font état de l’existence de deux FNDC du côté de la France. Récemment, Abdourahamane Sanoh, le coordinateur national du Front national pour la défense de la constitution, avait battu en brèche cette éventualité.

Pour en savoir plus, notre reporter a joint au téléphone, avant-hier mercredi, 11 décembre, Mme Marie-Madeleine Dioubaté. Installée et politiquement active en France depuis des années, la présidente du Congrès Populaire Africain (CPA) est claire : « Il n’y a pas deux FNDC en France », tranche-t-elle.

Et de se faire plus explicite en ces termes : « Il y a les FORCES VIVES FNDC, que je représente après avoir été élue par le bureau. Ensuite, il y a le FNDC. Nous luttons, il me semble pour la même cause, le respect des institutions démocratiques. Et donc du respect de la constitution et de la limitation du nombre de mandats. Les Forces Vives FNDC FRANCE ont une particularité supplémentaire. C’est que nous estimons que le pays est mal géré, que la population est devenue extrêmement pauvre, et a du mal à se nourrir convenablement, et pour ne pas tout énumérer que la corruption est érigée en mode de gouvernance. Nous estimons légitime de demander la démission du Président et de son gouvernement », souhaite la présidente du CPA.

A la question de savoir si les Forces Vives FNDC France sont en accord avec l’autre branche du FNDC, Mme Dioubaté est claire : « Nous connaissons sa décision depuis le mois de septembre et nous n’avons aucun problème avec l’autre branche. Et c’est la raison pour laquelle, nous travaillons sous la dénomination des FORCES VIVES FNDC FRANCE. En revanche, en ce qui nous concerne, nous ne limitons pas juste à la défense de la constitution. Nous estimons que la grande majorité des Guinéens se sont appauvris, que les jeunes sont sans-emploi dans la grande majorité, que la corruption est endémique et que les personnes qui nous dirigent manquent de vision. D’autre part, nous estimons que le contexte actuel n’est pas favorable à la tenue d’élections dans notre pays. Il faut un vrai recensement de la population et un fichier électoral assaini pour aller vers des élections transparentes et éviter des contentieux électoraux. Nous souhaitons pour le peuple de Guinée que règne enfin la paix et la stabilité pour pouvoir attirer les investissements nécessaires au développement de notre pays », déclare l’ex-présidente du PEG.

Interrogé à la radio Espace dans l’émission ‘’Les Grandes gueules’’, le coordinateur national du FNDC a réfuté l’existence de deux FNDC en France.

Amadou Tidiane Diallo

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