Dr Dansa Kourouma s’oppose au SLECG : « Les 8 millions ne serviront à rien…»

Depuis ce jeudi, 9 janvier, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée mène une grève pour l’obtention d’un salaire de 8 millions, et l’engagement à la fonction publique des enseignants contractuels. Des réclamations auxquelles le gouvernement ne pourrait pas accéder, selon Dr Dansa Kourouma, président du CNOSC, qui a accordé cette semaine un entretien à notre reporter.

Le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne, présume qu’avec les conditions de vie actuelles des enseignants guinéens, la demande d’obtention d’un salaire de 8 millions ne résoudra rien.

« Les enseignants sont très mal payés. Et cela reflète sur la qualité de l’école et le niveau des enfants. Même si on donne 8 000 000 à chacun d’entre eux, si les conditions de base de stabilité et de sécurité sociale des enseignants ne sont pas réunies, les 8 millions ne serviront à rien », persiste-t-il.

A l’en croire : « quand vous payez 8 000 000 à un enseignant qui a une femme et quatre enfants, le logement va lui coûter au moins 2 500 000 GNF, le transport 1 000 000, la nourriture, les frais de soins par mois pour lui et sa famille vont aller jusqu’à 2 000 000. Et finalement, les 8 000 000 ne lui serviront pas à grand-chose », déduit Dr Dansa Kourouma.

C’est pourquoi, le président du CNOSC rejette la fixation, dit-il, d’une enveloppe de ‘’manière fantaisiste’’. Soutenant qu’il est plutôt préférable de travailler sur les conditions de garantie de la fonction d’enseignant. A travers entre autres : l’accès aux logements sociaux, l’accès aux soins de santé pour l’enseignant et sa famille, et l’amélioration des conditions de transport.

Le Dr Kourouma assure que quand ces trois éléments sont réglés, le salaire devient une formalité.

D’autant que ce leader social estime que : « Par rapport au PIB (Produit intérieur brut), les 8 000 000 ne sont pas tenables dans le contexte budgétaire actuel. Pourquoi ne pas privilégier le dialogue et la négociation pour amener le gouvernement à céder ? », tempère le président du CNOSC.

Mariama Barry

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