Grève des enseignants : Siddighy de l’UMP exhorte le SLECG à aller au-delà d’une simple réclamation de salaire…

Soutenant d’emblée la grève du SLECG, Boubacar Siddighy Diallo, président de l’UMP, a qualifié le salaire de l’enseignant guinéen ‘’d’indemnité de précarité’’.

Toutefois, au téléphone de notre reporter, l’opposant guinéen n’épargne pas les meneurs de cette grève. « J’aurais aussi souhaité, à côté du salaire, que le SLECG soit conscient que 80 % du corps enseignant doit être formé. Aujourd’hui, si vous voyez que le niveau de l’éducation a chuté en Guinée, c’est par rapport à cette formation accélérée de 2 ans où tous les Guinéens ont péché en famille », relève-t-il.

Boubacar Siddighy Diallo estime qu’au lieu « d’envoyer le meilleur de lui-même pour pouvoir asseoir une base éducative pour le bien du pays et pour le futur, chaque famille a envoyé les personnes qui n’avaient pas eu la capacité de suivre un cycle normal », a dénoncé le président de l’Union pour un mouvement populaire.

A en croire cet enseignant, le SLECG doit pouvoir mettre dans son chronogramme, un système permettant de rehausser le niveau des enseignants, en leur donnant suffisamment de pédagogie. « Mais avant la pédagogie, qu’ils puissent maîtriser au moins la langue dans laquelle le savoir est véhiculé, le français. Vous pouvez voir un enseignant qui n’est même pas capable de vous faire un petit texte. Donc, lorsque celui qui donne le savoir ne l’a pas, celui qui doit le recevoir ne l’aura jamais », tranche, catégorique, Boubacar Siddighy Diallo.

Amadou Tidiane Diallo

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