Grève du SLECG : Des citoyens appellent l’Etat à négocier et à réduire son train de vie…

La grève déclenchée par le SLECG d’Aboubacar Soumah, depuis ce jeudi, 9 janvier, est une source d’angoisse pour de nombreux citoyens de Conakry. D’autant que leur principale revendication porte sur les 8.000.000 GNF.

Notre reporter a tendu son micro à des parents d’élèves de la commune de Dixinn.

Marie Madeleine Touré, mère de famille, est convaincue que cette grève met tous les Guinéens en retard. « Je demande aux deux parties de prôner le dialogue, afin de trouver une solution à ce problème. Cette grève ralentit les activités du pays », regrette-t-elle.

« J’appelle le Pr Alpha Condé à s’entendre avec le SLECG. Ils sont ses enfants, ses frères et sœurs. Ensemble, ils peuvent remédier à ce problème pour construire l’avenir de nos enfants, car ils sont appelés à diriger notre pays demain. Si leur éducation est perturbée, ils deviendront des bandits et des criminels. Et nous ne le souhaitons pas ».

Mme Barry Mamadou Raby, une parente d’élèves, soutient que les enseignants de Guinée vivent dans une situation défavorable. «
En Guinée, les enseignants sont les plus pauvres. Leur salaire ne leur permet pas de subvenir à leurs besoins. Le transport représente à lui seul la moitié de leur salaire, alors qu’ils ont d’autres charges, comme payer le loyer, les factures d’électricité, et nourrir leurs familles. Leurs conditions de vie sont pénibles », déclare-t-elle.

Néanmoins, elle demande au SLECG de revoir à la baisse les 8.000.000 GNF, « vu que la conjoncture économique est difficile », sensibilise-t-elle.

Diallo Alpha Koudougou, père de plusieurs enfants, s’en prend aux ‘’dépenses inutiles’’ de l’Etat. « Le SLECG a raison de lancer une nouvelle grève, car le gouvernement n’arrive toujours pas à respecter son engagement. Ce n’est pas parce qu’ils ne peuvent pas trouver la somme demandée par le Slecg, mais ils ne veulent pas honorer leur accord », croit-il savoir.

Enfonçant aussitôt le clou : « Et pourtant, ils font des dépenses qui dépassent les 8.000.000 GNF. Par exemple, chaque ministre a une voiture qui coûte 170 mille dollars. Si cet argent était utilisé dans le domaine de l’éducation, au lieu de rouler dans les belles voitures qui coûtent très cher, cela aurait pu être rendable pour tous les Guinéens », a-t-il dénoncé.

« Je demande au Pr Alpha Condé de diminuer les dépenses inules qui ne sont pas favorables aux Guinéens. Dans les autres pays, les ministres ne conduisent pas les voitures 4×4. Pour ces pays, l’éducation est la pierre angulaire de tout développement d’une nation, contrairement à notre pays dont la situation est déplorable », a conclu, visiblement en colère, Alpha Koudougou Diallo.

Mariama Oury Sadio Sow

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