Fermeture des frontières sans l’avis du GOHA : « C’est parce que nous sommes de Amoulanfé, du FNDC », moque Chérif Abdallah

La majorité des Guinéens ont été surpris par la fermeture des frontières terrestres de leur pays par l’État guinéen. Conséquence, aucune marchandise ne passera par la voie terrestre ‘’jusqu’à nouvel ordre’’.

Joint au téléphone, ce vendredi, 7 février 2020, par un des reporters de votre quotidien électronique, le président du GOHA (Groupe organisé des hommes d’affaires), a estimé que : « Ce n’est pas bon pour les opérateurs économiques, parce que se lever un bon matin et dire que les marchandises ne peuvent pas passer par les frontières, c’est extrêmement mauvais pour les opérateurs économiques. Ça peut nous faire perdre beaucoup d’argent », dit-il.

Pour Mohamed Chérif Abdallah Haïdara, « ça peut même créer une rupture de nourriture pour la population à l’intérieur de la Guinée, parce que les transactions entre la Guinée et les autres pays, c’est une obligation, c’est vice-versa. On peut importer comme on peut exporter vers les autres pays. Les citoyens vivent de ça », assure le président du GOHA.

« C’est en Guinée seulement qu’on voit ça. Mais, on se fout des opérateurs économiques », s’énerve-t-il. Estimant que le minimum était de les avertir que « pour telle ou telle raison et à partir de telle date, on va prendre telle décision. Et on discute ensemble pour trouver des solutions », a indiqué M. Haïdara.

Pire, le président du GOHA dit n’avoir pas été, lui-même, prévenu pour une raison qu’il devine. « On n’a pas été saisi par le gouvernement, parce que nous sommes de Amoulanfé, nous sommes du FNDC. Je pense que tout ça est lié au mouvement du FNDC, pour créer des tensions qui n’existent pas dans le pays. Parce que si c’est pour une question de sécurité, la police, la gendarmerie, la douane et l’armée nationale sont là pour ça. Celles-ci peuvent sécuriser le pays s’ils veulent le faire », croit-il savoir.

Et de demander aux opérateurs économiques impactés par cette mesure de fermeture des frontières terrestres de fournir au GOHA, leurs dossiers afférents aux pertes subies. « Nous allons porter plainte et engager des procédures au niveau des tribunaux nationaux et internationaux contre l’Etat guinéen », conclut Mohamed Chérif Abdallah Haïdara.

Mamadou Yaya Barry

Les commentaires sont fermés.