Disparition de Kaliva alias ‘’Junior Pkapkataki’’ : Un comité parle « d’enlèvement et de déportation » de l’activiste du FNDC

Le samedi, 15 février 2020, à 09h, six gendarmes, à bord d’un pick-up, sans mandat, ni droit, dit-on, ont conduit Robert Kaliva Guilavogui devant M. Mohamed Cheick Diallo, préfet de Macenta.

Le comité de prévention et de règlement des crises en Guinée Forestière, a animé, sur ce sujet, une conférence de presse, ce lundi, 17 février à Conakry.

Le seul crime de Robert Kaliva Guilavogui se résume, à en croire ce comité, à son appartenance au FNDC et à son militantisme contre l’adoption d’une nouvelle constitution, permettant à M. Alpha Condé de s’aménager un pouvoir à vie.

Cette situation ‘’honteuse’’ est, selon Me Antoine Pépé Lamah, membre du comité, l’illustration parfaite, insiste-t-il, d’un recul de la démocratie et de l’État de droit en Guinée.

« Les agissements de l’État guinéen sont attentatoires aux libertés individuelles, d’expression et d’opinion consacrées aux articles 6 et 9 de la charte africaine des droits de l’homme, 9 et 19 du Pacte International Relatif au Droit Civil et Politique (PIDCP) et 3 et 9 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) », a-t-il fait savoir.

Prenant ainsi, à témoin, l’opinion nationale et internationale du comportement « dangereux et violent » du gouvernement de la République de Guinée.

Par la même occasion, le comité a condamné les arrestations et toutes les formes d’intimidation orchestrées par, accuse-t-il, le gouvernement et ses hommes de main contre les paisibles citoyens à cause de leur opinion. C’est le cas, notamment de l’arrestation de Fassou Gomou, responsable de l’antenne régionale du FNDC de N’Zérékoré, le 31 janvier dernier à N’Zérékoré.

Par ailleurs, Me Antoine Pépé Lamah regrette : « La confiscation par l’État des droits et libertés fondamentaux garantis aux citoyens, à travers des détentions arbitraires et la déportation récurrente des opposants à l’adoption d’une nouvelle constitution, et qui sont originaires de la Guinée Forestière ».

Les membres dudit comité exigent la ‘’libération immédiate et sans condition’’ de Robert Kaliva Guilavogui alias Junior Pkapkataki.

Et réclament en fin : « Des poursuites judiciaires à l’encontre de Mohamed Cheick Diallo, préfet de Macenta et de tous ses acolytes responsables de l’enlèvement, de la déportation et de la détention arbitraire de Robert Kaliva Guilavogui ».

Marliatou Sall

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