Qui déchire les cartes d’électeurs ? : Un député du RPG accuse une ‘’faction rebelle’’, contre laquelle « on peut mettre l’armée dans toutes les rues »

L’opposition plurielle, dans le but d’empêcher la tenue de tout scrutin le 1er mars, a mis en marche sa stratégie de destruction des cartes d’électeurs qui sont souvent déchirées par ses militants. Pire, certaines cartes sont parfois incendiées et des chefs de quartiers qui en ont la charge tout simplement menacés par des citoyens.

Pour le député du RPG arc-en-ciel, Mohamed Lamine Kamissoko, les auteurs de ces actes doivent répondre devant la justice. L’honorable Kamissoko, apparemment très remonté contre l’opposition, a commencé par dénoncer les manifestations de rue répétitives en Guinée.

« Tout ceci, c’est l’effet d’une faction rebelle. Parce que quand une partie essaye de s’attaquer aux symboles de l’État, c’est une insubordination. Et pour cause de démocratie, les gens vont dire de laisser ces gens-là s’exprimer », a-t-il dénoncé avec véhémence.

Ce membre du bureau politique du RPG arc-en-ciel, estime pourtant que la solution à cette zizanie est connue. « Je crois que le canal approprié, c’est d’aller au référendum. Mais quand ils refusent le référendum pour les épreuves de la rue, c’est ça qui énerve…. », dit-il, avant d’enchaîner. « Mais s’ils peuvent tenir les épreuves de rue, alors si l’Etat se met dans son rôle régalien, on va voir comment les gens pourront même se mouvoir », suggère Mohamed Lamine Kamissoko.

Rappelant à qui veut l’entendre que l’Etat pourrait même aller jusqu’à requérir l’armée. « Si on veut, on peut mettre l’armée dans toutes les rues, et on peut procéder à l’arrestation des instigateurs de cette rébellion interne. Nous sommes capables de le faire… Mais les journalistes doivent fouiller partout, voir si ce qui se fait en Guinée est admissible ailleurs », lance-t-il.

« Si jamais les gens se permettent de brûler des cartes d’électeurs, tous les auteurs doivent être traduits devant la justice et condamnés fermement par rapport à la faute commise », martèle Mohamed Lamine Kamissoko.

Et le député du RPG arc-en-ciel de conclure : « Sinon, tu as la liberté d’aller le jour du référendum dire non, pourquoi vous ne voulez pas ça ? Pourquoi vous voulez coûte que coûte les épreuves de la rue ? C’est parce qu’ils ont eu affaire avec un président de la république, le professeur Alpha Condé, qui est un démocrate. Si c’était nous, a l’heure-là, ce qu’ils sont en train de faire, on aurait mis un terme à cela. Personne n’est au-dessus des règles démocratiques. Tu utilises la violence, en tant que pouvoir, je vais utiliser la violence. Parce qu’en Guinée, personne n’est supérieur à personne. Ce qu’ils sont en train de faire, ils ont exagéré », conclut le député.

Mariama Barry

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